
Malgré une ascension fulgurante dans la "Sarkozie", le protégé de l'ex-première dame, Cécilia, n'a jamais réussi à trouver ses marques dans la commune la plus riche de France. A l'automne, il avait eu droit à un véritable bizutage, des "Martinon non non" l'ayant accueilli dans les rangs de l'UMP, où l'on n'avait guère apprécié que M. Sarkozy l'impose face au candidat du cru, Arnaud Teullé. Vu ces turbulences, Jean Sarkozy avait été dépêché pour le seconder activement dans la campagne.
Si l'éviction de M. Martinon constitue un désaveu de sa propre stratégie, le chef de l'Etat, déjà en proie à de grandes difficultés au niveau national avec une cote de popularité en chute libre, ne voulait pas d'un échec de l'UMP sur ses anciennes terres, synonyme de défaite personnelle.
Lundi matin, Jean Sarkozy, M. Teullé et Marie-Cécile Ménard ont annoncé la présentation "dans les tout prochains jours [d'une] liste composée de Neuilléennes et de Neuilléens". M. Fromentin a de son côté assuré, dimanche soir, qu'il ne s'inscrivait "pas dans l'idée d'une négociation" avec l'UMP. Lundi, à 18 h 30, le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, doit tenir une réunion pour trouver une issue à la crise.
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